Parole aux exclus du système et aux activistes Les Enfants de Don Quichotte… A regarder avec compassion et avec la volonté de renverser une situation d’échec honteux d’une société toute entière…

Publicités

Le dessin de Xavier Gorce.

Quelques chiffres, présentés et commentés par l’économiste Daniel Cohen, pour vous donner un nouvel exemple de l´irrationalité et de l´injustice du système économique actuel, rendant ainsi sa légitimité de plus en plus fragile.

Je souhaiterais vous inviter à lire l’éditorial du SciDev: « Après Kyoto, Bali : Deuxième chance pour le climat » de D. Dickson, publié et Courrier International le 29 novembre 2007. Il s’agit d’un nouveau cri d’alarme sur l’état de la planète, son réchauffement, et notre consommation excessive et insoutenable d’énergie. Un cri d’alarme de plus me direz-vous, et vous avez raison. Mais tant que l’on ne sera pas sur les bons rails, il faudra continuer à prêcher et à chercher des alternatives.

Voici quelques extraits commentés :

« Si nous ne modifions pas notre mode de vie ultraconsommateur d’énergie, notre avenir est bien compromis. » (…) « Si les leçons des années 1970 avaient été correctement retenues, nous serions aujourd’hui bien mieux armés pour affronter cette menace. » L’auteur se réfère à la montée du prix de l’énergie dans les années 70 (pour des raisons principalement politiques) qui provoqua une réaction des pouvoirs publics puis fût étouffée peu de temps après par le déclin des prix dans les années 80. Cette perspective historique est particulièrement intéressante, notamment pour ceux nés après le choc pétrolier de 1973. Elle nous enseigne que si les signaux et incitations du marché, en l’occurence le niveau des prix, ne sont pas relayés par des engagements politiques et des politiques publiques durables, les conséquences de l’inaction sur le moyen terme peuvent être dramatiques sur le long terme. Plus la boule pivote, plus elle grossit:  c’est l' »effet boule de neige ».  
(suite…)

Vidéo particulièrement pertinente. J’adhère tout particulièrement sur le constat, c’est-à-dire le constat du vide intellectuel et conceptuel ainsi que l’abscence d’instruments pragmatiques, pour faire face aux défis globaux qui bourgeonnent déjà depuis plusieurs années. Je partage cette sensation et c’est d’ailleurs le déclencheur de la création de ce blog, contribuer à développer un intellectuel collectif digne de notre espèce.

Voir aussi l’article de Rue89 « Onfray: Il y a un défaut d’intelligence tous azimuts« 

… avec mon pétrole donc il est devenu urgent de penser à des solutions alternatives. A continuation, une vidéo intéressante qui présente la plante jatropha comme une possible source d’agrocarburant. Personnellement, je suis assez septique quant aux propositions qui se basent sur une exploitation accrue des sols, dans la mesure où c’est precisément cela qui nous a amené à la situation de crise écologique dans laquelle nous sommes. Cependant, il semble qu’il s’agisse là d’une solution qui permettrait non pas de surexploiter les sols mais de mieux les utiliser, grâce au reboisement… Piste intéressante, à étudier et à suivre.

[Para poder leer este mismo artículo en español, haz un clic acá]  

Les entreprises multinationales deviendraient de plus en plus responsables socialement… et ce n’est plus du marketing. Enfin c’est ce dont est convaincu Bruce Piasecki qui présente ses arguments dans un article du Christian Science Monitor : « The Social Responsibility Revolution ». 

Tout d’abord il montre que le jeu en vaut la chandelle. Un comportement socialement plus responsable de la part des multinationales aurait un impact à la mesure de leurs tailles, c’est-à-dire gigantesques… voire irrationnelles. Plus on est gros, plus on éclabousse, donc voyons les dimensions des mastodontes. Des 100 premières économies mondiales les plus grandes, 29 sont des multinationales et non des nations (sic). Les ventes des 200 plus importantes multinationales représentent l’équivalent de 28% du PIB (produit intérieur brut) mondial. Et enfin, pour finir sur une bonne note, un tiers du commerce mondial se fait entre multinationales. Comment en est-on arrivé à de telles exubérances et, par là même, déséquilibres ? Est-ce légitime ou « démocratiquement correct » ? Là n’est pas la question selon Mr. Piasecki, l’important ici est de réaliser à quel point faire le brushing ne serait-ce que d’un seul cheveu de ces beaux bébés pourrait nous donner à tous un nouveau look et à notre terre une nouvelle jeunesse.  

(suite…)