Qu’ont-ils bien pu faire pour obtenir le Prix Nobel de la Paix, vendredi 12 Octobre 2007? Ont-ils réussi à enrayer un conflit? Se sont-ils opposés avec un courage sublime à un régime totalitaire? Certains ne comprennent toujours pas pourquoi Al Gore et le GIEC ont été honorés du Nobel de la Paix. Et pourtant, ce n’est pas si compliqué.

En effet, comme le dit l’édito du Monde du 13 octobre, « le choix du prix Nobel de la paix 2007 est un signal d’alarme ». Il s’agit d’un Nobel de la Paix visionnaire. S’ils ne l’avaient pas reçu de nos mains, ils l’auraient peut-être reçu (post-mortem sans doute) de nos enfants et petits-enfants. Evidemment ni Al Gore ni le GIEC n’ont permis la fin d’un conflit, mais espérons que leurs actions puissent prévenir de futurs conflits, massacres, famines, en bref, des morts inutiles (c’est une belle expression, souvent employée, mais en fait « inutiles » est complètement inutile ici… peut-on parler de morts utiles?). 

La réchauffement climatique, et notamment les changements imprévisibles (notamment attendus au-delà de 2 degrés) qui en découlent, provoqueront sécheresses dans certaines régions et innondations dans d’autres. S’ensuivra une diminution des récoltes, des déplacements de populations, la contamination des sources d’eaux potables, une propagation plus rapides des maladies, etc… Aussi, si notre système économique n’est pas préparé à un tel choc, une crise économique mondiale accompagnera les gémissements de la nature. En d’autres termes, il s’agit bien de sauver des vies humaines lorsque l’on parle de préservation de l’environnement et de limiter le réchauffement climatique: premier message de nos amis suèdois du Comité Nobel.  Second message: le réchauffement climatique sera très probablement le processus dont les conséquences seront les plus désastreuses dans l’histoire de l’homme . Peut-on toujours douter de la pertinence du Prix Nobel de la Paix 2007?

Publicités