
On se passerait bien d’un tel scénario…d’autant plus qu’il ne reste que 90 ans pour construire une fusée qui puisse emmener entre 8 et 10 milliards d’êtres humains sur… sur… sur quelle planète d’ailleurs?
31 août 2007

On se passerait bien d’un tel scénario…d’autant plus qu’il ne reste que 90 ans pour construire une fusée qui puisse emmener entre 8 et 10 milliards d’êtres humains sur… sur… sur quelle planète d’ailleurs?
16 août 2007
Dans un entretien à l’Expansion, reproduit par Planète Urgence, Jean-Pierre Dupuis nous invite au catastrophisme éclairé sur l’évolution actuel du monde. Il se réfère notamment au changement climatique, mais également au risque de guerre et au nucléaire. Qu’est-ce que signifie le catastrophisme éclairé? D’après lui, il s’agit d’une “ruse qui consiste à faire comme si nous étions victimes d’un destin tout en gardant à l’esprit que nous sommes la cause unique de notre malheur”. En d’autres termes, il nous invite à un pessimisme dont la finalité est la prise de conscience et la réaction du sujet, ce que l’on pourrait appeler , au risque de simplifier, la prudence. En effet, mieux vaut certainement prévoir le pire pour prendre les mesures de précaution nécessaires. De fait, pourquoi met-on notre ceinture de sécurité en montant dans une voiture… à part pour éviter les prunes?
10 août 2007
Voici les nouvelles du jour (Le Monde, 10/08/2007)…
Le réchauffement climatique devrait se faire sentir à partir de 2009
Des chercheurs britanniques ont annoncé, vendredi 10 août, dans la revue Science, que le réchauffement climatique se fera sérieusement sentir à partir de 2009. Cette date a pu être obtenue grâce à des simulations d’un programme informatique qu’ils ont eux-mêmes développé, estimant les modèles existants peu satisfaisants. (…)
C’est assez flippant, pour qui prend cette information au sérieux, et la prendre au sérieux ne veut pas forcément dire que l’on croit à la fin de monde dans 2 ans. Ce serait ridicule. Ce que ce genre d’étude devrait susciter en nous, c’est un renforcement de notre volonté personnelle et de notre détermination à agir, en pensant notamment que le plus tôt sera le mieux, parce que plus tard… ce sera probablement trop tard. En tout cas, les effets de grande ampleur du réchauffement climatique sont certainement bien plus proches de ce que l’ on croit… alors que notre capacité d’action face à ce défi planétaire est encore bien limité. Il y aura toujours les sceptiques pour essayer de ridiculiser de telles études (et c’est d’ailleurs ce que reflète la plupart des commentaires des lecteurs du journal sur le site internet) et de limiter leur impact. Si leur scepticisme avait quelque chose de productif, OK…. mais leurs arguments poussent vraiment à l’inertie, au “on verra bien”, au “on trouvera bien une solution scientifique”… du genre, aller habiter une autre planète? Mais oui, bien sûr…
7 août 2007
Aujourd’hui les journaux nous informent qu’après l’effondrement d’un pont routier à Minneapolis le 1er août, dont le bilan provisoire est de cinq morts et une centaine de blessés, les médias américains s’interrogent sur la maintenance des infrastructures routières. En général, c’est malheureusement ce qui se passe… il nous faut une bonne secousse avant que l’on ne se bouge. Les inondations de la Nouvelle Orléans en 2005 provoquées par Katrina sont un autre exemple : tout le monde savait que la ville était construite en dessous du niveau de la mer et aucune protection suffisante n’a été mise en place… pour prévenir. Même chose pour les conflits en Afrique (ou ailleurs), comme le Darfour par exemple, où nous attendons que les morts soient comptés avant de réagir. Nous, et pas seulement les Américains, sommes en général réactifs plutôt que proactifs. Le problème est que les grands défis de demain pour l’humanité, notamment le défi environnemental du changement climatique, nous imposent d’être proactif du fait des effets irréversibles. Et cela concerne tout le monde…